Les Percussions

La famille des percussions est assurément la famille la plus grande, variée et ancienne des instruments de musique.

On peut faire de la musique sans notes, mais pas sans rythmes.

N'importe quel "instrument" peut servir de percussion : des os à la préhistoire, des bouts de bois, de la batterie, des cuillères, tout est bon !

Selon les régions du monde, les pratiques et instruments sont très variés.


Les clochettes musicales

Le STEEL DRUM est une percussion accordée.

Ces instruments, originaires des Caraïbes, sont maintenant utilisés dans les carnavals et les fêtes d'autres régions du monde.

Ils existent en différentes tailles et ce modèle ténor a une fonction mélodique importante dans les Steel bands.

On peut produire vingt-neuf notes en frappant les différents points de sa surface.

La batterie


Les Chimes


Les bongos

Les cloches tubulaires

Le CARILLON est un ensemble de cloches qui ne sont pas accordées sur une note déterminée

et qui produisent un tintement léger lorsqu'elles sont frappées avec un maillet.

Au Japon, les orugoru, utilisés dans le théâtre kabuki, sont des séries de trois à cinq cloches au sons très aigus,

suspendues par une corde à un support en bois, leur ouverture étant orientée vers le joueur.

On appelle également Carillon l'ensemble des cloches d'un beffroi ou d'une église.

Le tambour

Les timbales

L'Odaïko est un tambour japonais en forme de tonneau.

Une peau est tendue sur chaque face de la caisse, bien qu'une seule soit généralement frappée.

Parfois, il repose sur un pied et l'on en joue avec 2 baguettes dont les extrémités peuvent être rembourrées.

Il fait office de grosse caisse dans les différentes musiques japonaises, notamment au théâtre et au cours de danses cérémonielles.

Le Chocalho, chapinhas ou rocar, est un instrument de percussion brésilien. C'est un idiophone secoué.

En portugais, le mot « chocalho » est un terme générique pour les instruments secoués qui recouvre les Ganzás (ou shakers)

Le Riqq ou Rekk est un instrument de musique de percussion classique répandu au Moyen-Orient depuis l'Antiquité, mais connu sous ce nom que depuis un siècle.

C'est un tambourin de 20 cm de diamètre, à la peau de requin, et au cadre serti de nacre et muni d'un double rang de cymbales (10 en tout).

Le Bendir est un instrument à percussion connu dans tout le Maghreb.

C'est un tambour sur cadre assez similaire au daf asiatique, faisant partie des membranophones.

En langue amazigh, il s'appelle Amendayer (Rif, Kabylie), (alloun) ou (tallount, forme féminine) ou encore (taguenza) (tachelhit).

Il ne faut pas le confondre avec le tar.

Voici les célèbres MARACAS :

Voici la CABASA , que l'on peut trouver en Afrique, au Brésil et à Cuba.

Le Sékéré est un hochet-sonnailles composé d'une courge séchée et évidée, entourée d'un filet de perles

qui crépitent contre la paroi quand on le tord ou le secoue.

Instrument traditionnel des Yoruba du Nigeria, on le rencontre aussi dans les formations latino-américaines.

Les cymbales

La Darbouka ou le Darabukka, très populaire dans le monde arabe, a une peau collée sur un corps en forme de calice à base ouverte.

Le tambour se tient sous le bras ou contre les jambes, tandis que la peau est frappée avec les doigts.

L'ANGKLUNG est un instrument indonésien composé d'au moins deux tubes de bambou suspendus dans un cadre

et qui émettent un son quand on les agite latéralement.

Les tubes sont accordés sur les octaves d'une même note.

Les formations indonésiennes regroupent des angklung de tailles différentes pour jouer les mélodies.

En Océanie avec le to'ere est un instrument polynésien, originaire des îles Cook

Le Kotsuzumi est un petit tambour en forme de sablier utilisé dans le théâtre Nô au japon.

L'instrument est posé sur l'épaule droite, la peau avant est frappée avec les doigts de la main droite

tandis qu'avec l'autre main, le joueur appuie sur le laçage pour tendre les membranes et hausser la note.

Pour agrémenter la sonorité, il lui arrive de placer des bandes de papier sur la peau qui ne se frappe pas.

Le GHATAM, son nom est originaire de l'Inde et signifie: pot à eau.

On l'utilise de deux façons: en frappant directement la terre cuite avec les mains ou en tendant une peau sur l'ouverture pour faire un tambour.

Dans ce cas, le ghatam doit être posé sur les genoux.

Le son produit varie selon que l'on frappe avec les doigts, nus ou bagués, les ongles, la paume ou les poignets, et selon l'endroit percuté.

La sanza ou encore senza, kempf orospu, likembe, budongo, mbira, mangambeu, kondi, karimba et kalimba, communément appelée piano à pouces, est un instrument de percussion idiophone typiquement africain.

Il se rencontre aussi en Amérique latine, où les esclaves l'ont emporté.

À Cuba, il existe une variante appelée marimbula.

En Jamaïque, la grosse rhumba box est utilisée dans le mento traditionnel où elle joue le rôle de la basse.

Le zarb est un instrument de percussion originaire d'Iran (Perse).

Le nom zarb serait d'origine arabe ce qui explique sans doute la préférence actuelle des iraniens

pour le nom tombak (ou tonbak, donbak, dombak).

Ce nom viendrait des sons produits par les frappes principales.

Le Djembé de Guinée a une caisse en bois pourvue d'un pied.

Il n'est cependant pas joué posé sur le sol, mais suspendu par une lanière au cou du joueur qui frappe la peau avec les mains.

Les ressources sonores de ce tambour aisément transportable le font apprécier non seulement des joueurs traditionnels mais aussi des musiciens de rock et de pop.

Il est également parfois employé par des compositeurs contemporains.

Allons maintenant en Europe.

La GUIMBARDE comprend une languette flexible en métal, placée dans un cadre en fer.

Tout en pressant le cadre contre la bouche, la main fait vibrer cette lame en rythme.

On produit différentes notes en modifiant la forme de la bouche comme pour prononcer des voyelles.

On peut ainsi jouer des airs soutenus par le bourdonnement rythmé du son fondamental.

La Txalaparta est un instrument de musique basque.

C'est un instrument de percussion rudimentaire proche du xylophone ou du balafon, mais avec une technique de pilon.

La CRÉCELLE est une sorte de racleur en bois.

Le son caractéristique de la crécelle est produit par le claquement répété d'une lame sur une roue dentée.

Les orchestres utilisent peu les crécelles qui jadis servaient à signaler l'approche des lépreux.

De nos jours, on ne les entend plus guère que sur les terrains de football.

Le Cymbalum, czimbalum, cimbal (Slovaquie), cimbalom (Hongrie), Cambal (Roumanie et Moldavie), ou tsymbaly (Biélorussie, Pologne et Ukraine), cimbole (Lettonie), cimbolai (Lituanie) est un instrument à cordes frappées faisant partie de la famille des cithares sur table.

On l'appelle aussi le piano tzigane.

Le ou la Rhombe est un instrument à vent primitif se servant du frottement de l'air ambiant pour produire un son.

Cet aérophone est sans doute un des plus anciens instruments connus (on a retrouvé des modèles vieux de 17 000 à 25 000 ans selon les sources en Dordogne ou en Amazonie).

Il est universellement répandu chez les peuples premiers (Nouvelle-Guinée, Australie, Amérique du Nord, Afrique du Sud) où il est associé à la chasse ou à des rituels.

Finissons par l'Amérique.

Le Güiro est un racleur en bois dont on gratte les arêtes prononcées avec un bâton.

Les instruments raclés tels les bâtons, os et coquilles datent de la préhistoire.

Le güiro est utilisé pour produire un son caractéristique renforçant le rythme, en particulier dans la musique latino-américaine.

Le Cajón est une caisse de résonance parallélépipède, qui possède une plaque de frappe devant appelée tape harmonique (tapa en espagnol)

plus fine que les autres côtés, ce qui permet une élasticité et une résonance propre au cajón.

Au dos, un trou d'environ 10cm de diamètre permet la sortie du son (même effet qu'un évent de décompression d'une enceinte de sono).

Un timbre placé sous la plaque supérieure vibre lors de la frappe de l'instrument.

Il permet de différencier les cajónes, tout en donnant au son cette ressemblance à la caisse claire de la batterie.

Il peut être constitué : de cordes de guitare ou basse, d'un timbre de caisse claire de batterie, de clochette,

ou de tout objet métallique pouvant vibrer.

Certains cajónes n'ont pas de timbre ce qui donne un son ressemblant davantage au son type bongo.

Le haut de la surface de frappe du cajón typique du flamenco n'est pas fixé sur la partie supérieure, lui donnant ainsi un son claqué.