Les Percussions

La famille des percussions est assurément la famille la plus grande, variée et ancienne des instruments de musique.

On peut faire de la musique sans notes, mais pas sans rythmes.

N'importe quel "instrument" peut servir de percussion : des os à la préhistoire, des bouts de bois, de la batterie, des cuillères, tout est bon !

Selon les régions du monde, les pratiques et instruments sont très variés.

Les bongos

Les cloches tubulaires

Le CARILLON est un ensemble de cloches qui ne sont pas accordées sur une note déterminée

et qui produisent un tintement léger lorsqu'elles sont frappées avec un maillet.

Au Japon, les orugoru, utilisés dans le théâtre kabuki, sont des séries de trois à cinq cloches au sons très aigus,

suspendues par une corde à un support en bois, leur ouverture étant orientée vers le joueur.

On appelle également Carillon l'ensemble des cloches d'un beffroi ou d'une église.

Le tambour

Les timbales

Un des instruments les plus courants est le triangle.

En Asie, nous trouvons le Gong.

Le gong désigne une variété d'instruments de musique de percussion en métal.

Il ne faut pas les confondre avec les tams, ce dernier a une hauteur indéfinie alors que le gong est accordé.

Le terme vient du malais et du javanais mais est très répandu à travers l'Asie.

L'instrument en lui-même provient vraisemblablement des percussions en bronze de Chine et des cymbales d'Asie centrale.

Venant du Brésil, les cloches Agogo sont très utilisées dans les danses brésiliennes.

Le pakhawaj ou mridang est en forme de tonneau, un tambour Indien à deux têtes.

Les Tablâ sont les principaux tambours de la musique classique du nord de l'Inde, du Pakistan et du Bangladesh.

Il s'agit en fait de 2 tambours, tabla et baya, qui accompagnent la musique vocale et instrumentale, ainsi que les danses.

Les interprètes choisissent leurs instruments selon la taille de leurs mains et la tonalité requise.

Les CASTAGNETTES tiennent facilement dans la main.

Leurs faces creuses produisent un claquement sonore quand on les entrechoque.

Dans le folklore espagnol, la main gauche manie la castagnette mâle, plus creuse et plus grave, tandis que la main gauche manie la castagnette femelle.

Les castagnettes d'orchestre sont attachées à des poignées pour faciliter leur utilisation.

La Grosse caisse peut se jouer isolément, mais aussi en ensemble dans la batterie, en frappant à l'aide d'une pédale.

Voici la version en orchestre.

L'Odaïko est un tambour japonais en forme de tonneau.

Une peau est tendue sur chaque face de la caisse, bien qu'une seule soit généralement frappée.

Parfois, il repose sur un pied et l'on en joue avec 2 baguettes dont les extrémités peuvent être rembourrées.

Il fait office de grosse caisse dans les différentes musiques japonaises, notamment au théâtre et au cours de danses cérémonielles.

Le Chocalho, chapinhas ou rocar, est un instrument de percussion brésilien. C'est un idiophone secoué.

En portugais, le mot « chocalho » est un terme générique pour les instruments secoués qui recouvre les Ganzás (ou shakers)

Le Riqq ou Rekk est un instrument de musique de percussion classique répandu au Moyen-Orient depuis l'Antiquité, mais connu sous ce nom que depuis un siècle.

C'est un tambourin de 20 cm de diamètre, à la peau de requin, et au cadre serti de nacre et muni d'un double rang de cymbales (10 en tout).

Le Bendir est un instrument à percussion connu dans tout le Maghreb.

C'est un tambour sur cadre assez similaire au daf asiatique, faisant partie des membranophones.

En langue amazigh, il s'appelle Amendayer (Rif, Kabylie), (alloun) ou (tallount, forme féminine) ou encore (taguenza) (tachelhit).

Il ne faut pas le confondre avec le tar.

Voici les célèbres MARACAS :

Voici la CABASA , que l'on peut trouver en Afrique, au Brésil et à Cuba.

Le Sékéré est un hochet-sonnailles composé d'une courge séchée et évidée, entourée d'un filet de perles

qui crépitent contre la paroi quand on le tord ou le secoue.

Instrument traditionnel des Yoruba du Nigeria, on le rencontre aussi dans les formations latino-américaines.

Les cymbales

La Darbouka ou le Darabukka, très populaire dans le monde arabe, a une peau collée sur un corps en forme de calice à base ouverte.

Le tambour se tient sous le bras ou contre les jambes, tandis que la peau est frappée avec les doigts.

Le gamelan est un ensemble instrumental traditionnel caractéristique des musiques javanaise et sundanaise.

Par extension, on utilise également le mot pour désigner l'orchestre balinais, qu'on appelle en fait gong

Le GENDER, proche du xylophone, est un métallophone composé d'une rangée de lames de bronze accordées.

C'est l'un des principaux instruments du gamelan, orchestre traditionnel d'Indonésie, dont il orne la mélodie.

Avec une mailloche cerclée de tissu dans chaque main, on frappe les lames avant d'y appuyer le petit doigt ou la main pour étouffer le son.

L'ANGKLUNG est un instrument indonésien composé d'au moins deux tubes de bambou suspendus dans un cadre

et qui émettent un son quand on les agite latéralement.

Les tubes sont accordés sur les octaves d'une même note.

Les formations indonésiennes regroupent des angklung de tailles différentes pour jouer les mélodies.

Le Bala ou Balafon est le xylophone de l'Afrique occidentale.

Ses lames sont en bois, chacune possédant un résonateur en courge pour renforcer le son.

Le Bala, utilisé avec des tambours, anime les cérémonies officielles et les fêtes villageoises.

Le Lithophone (composé du préfixe litho-, du grec ancien lithos, « pierre », et du suffixe -phone, du grec ancien phônê, « son ») est un instrument de musique datant de la Préhistoire, rencontré en Chine notamment.

Il s'agit d'un instrument de percussion formé d'un ensemble de pierres sonores, soit posé à terre soit suspendu par divers moyens, qui est frappé au moyen de baguettes en bois ou d'autres pierres.

En Océanie avec le to'ere est un instrument polynésien, originaire des îles Cook

Le Kotsuzumi est un petit tambour en forme de sablier utilisé dans le théâtre Nô au japon.

L'instrument est posé sur l'épaule droite, la peau avant est frappée avec les doigts de la main droite

tandis qu'avec l'autre main, le joueur appuie sur le laçage pour tendre les membranes et hausser la note.

Pour agrémenter la sonorité, il lui arrive de placer des bandes de papier sur la peau qui ne se frappe pas.

Le GHATAM, son nom est originaire de l'Inde et signifie: pot à eau.

On l'utilise de deux façons: en frappant directement la terre cuite avec les mains ou en tendant une peau sur l'ouverture pour faire un tambour.

Dans ce cas, le ghatam doit être posé sur les genoux.

Le son produit varie selon que l'on frappe avec les doigts, nus ou bagués, les ongles, la paume ou les poignets, et selon l'endroit percuté.

La sanza ou encore senza, kempf orospu, likembe, budongo, mbira, mangambeu, kondi, karimba et kalimba, communément appelée piano à pouces, est un instrument de percussion idiophone typiquement africain.

Il se rencontre aussi en Amérique latine, où les esclaves l'ont emporté.

À Cuba, il existe une variante appelée marimbula.

En Jamaïque, la grosse rhumba box est utilisée dans le mento traditionnel où elle joue le rôle de la basse.

Le zarb est un instrument de percussion originaire d'Iran (Perse).

Le nom zarb serait d'origine arabe ce qui explique sans doute la préférence actuelle des iraniens

pour le nom tombak (ou tonbak, donbak, dombak).

Ce nom viendrait des sons produits par les frappes principales.

Le Djembé de Guinée a une caisse en bois pourvue d'un pied.

Il n'est cependant pas joué posé sur le sol, mais suspendu par une lanière au cou du joueur qui frappe la peau avec les mains.

Les ressources sonores de ce tambour aisément transportable le font apprécier non seulement des joueurs traditionnels mais aussi des musiciens de rock et de pop.

Il est également parfois employé par des compositeurs contemporains.

Allons maintenant en Europe.

La GUIMBARDE comprend une languette flexible en métal, placée dans un cadre en fer.

Tout en pressant le cadre contre la bouche, la main fait vibrer cette lame en rythme.

On produit différentes notes en modifiant la forme de la bouche comme pour prononcer des voyelles.

On peut ainsi jouer des airs soutenus par le bourdonnement rythmé du son fondamental.

La Txalaparta est un instrument de musique basque.

C'est un instrument de percussion rudimentaire proche du xylophone ou du balafon, mais avec une technique de pilon.

La CRÉCELLE est une sorte de racleur en bois.

Le son caractéristique de la crécelle est produit par le claquement répété d'une lame sur une roue dentée.

Les orchestres utilisent peu les crécelles qui jadis servaient à signaler l'approche des lépreux.

De nos jours, on ne les entend plus guère que sur les terrains de football.

Le Cymbalum, czimbalum, cimbal (Slovaquie), cimbalom (Hongrie), Cambal (Roumanie et Moldavie), ou tsymbaly (Biélorussie, Pologne et Ukraine), cimbole (Lettonie), cimbolai (Lituanie) est un instrument à cordes frappées faisant partie de la famille des cithares sur table.

On l'appelle aussi le piano tzigane.

Le ou la Rhombe est un instrument à vent primitif se servant du frottement de l'air ambiant pour produire un son.

Cet aérophone est sans doute un des plus anciens instruments connus (on a retrouvé des modèles vieux de 17 000 à 25 000 ans selon les sources en Dordogne ou en Amazonie).

Il est universellement répandu chez les peuples premiers (Nouvelle-Guinée, Australie, Amérique du Nord, Afrique du Sud) où il est associé à la chasse ou à des rituels.

Finissons par l'Amérique.

Le Güiro est un racleur en bois dont on gratte les arêtes prononcées avec un bâton.

Les instruments raclés tels les bâtons, os et coquilles datent de la préhistoire.

Le güiro est utilisé pour produire un son caractéristique renforçant le rythme, en particulier dans la musique latino-américaine.

Le Cajón est une caisse de résonance parallélépipède, qui possède une plaque de frappe devant appelée tape harmonique (tapa en espagnol)

plus fine que les autres côtés, ce qui permet une élasticité et une résonance propre au cajón.

Au dos, un trou d'environ 10cm de diamètre permet la sortie du son (même effet qu'un évent de décompression d'une enceinte de sono).

Un timbre placé sous la plaque supérieure vibre lors de la frappe de l'instrument.

Il permet de différencier les cajónes, tout en donnant au son cette ressemblance à la caisse claire de la batterie.

Il peut être constitué : de cordes de guitare ou basse, d'un timbre de caisse claire de batterie, de clochette,

ou de tout objet métallique pouvant vibrer.

Certains cajónes n'ont pas de timbre ce qui donne un son ressemblant davantage au son type bongo.

Le haut de la surface de frappe du cajón typique du flamenco n'est pas fixé sur la partie supérieure, lui donnant ainsi un son claqué.

Le STEEL DRUM est une percussion accordée.

Ces instruments, originaires des Caraïbes, sont maintenant utilisés dans les carnavals et les fêtes d'autres régions du monde.

Ils existent en différentes tailles et ce modèle ténor a une fonction mélodique importante dans les Steel bands.

On peut produire vingt-neuf notes en frappant les différents points de sa surface.